19/01/2016

Jour 2 - Chaumont - 24km

Vendredi 6 septembre 2013

Le Chemin s’élève et s’enfonce dans les bois de la Chartreuse de Pomier où je croise de petits personnages sculptés, cachés dans la forêt.


6 sept pomier bois.JPGIl ne reste que peu de choses de l’ancienne Chartreuse, détruite à la Révolution, à part les bâtiments XVIIIe siècle qui servent de lieu de réception.

Finalement, est-ce important de savoir où je vais ?

De connaître la prochaine étape ?

Je m’arrête dans la forêt et m’assieds sur un tronc d’arbre.

Je prends le temps de réaliser.

Il suffit de suivre les signes, me laisser guider et me contenter de ce que je peux voir.

A quoi sert de s’inquiéter du lendemain ?

6 sept Mont Sion .JPGAu sortir de la forêt, le chemin offre encore une belle vue sur Genève. Je croyais être suffisamment loin et avoir définitivement quitté Annemasse. Je vois encore le jet d’eau. Ce sera la dernière fois. Je franchis le Col du Mont Sion, le Hameau du Père Noël et traverse la route d’Annecy. Le chemin se poursuit dans la campagne et j’arrive enfin sur l’autre versant. Je quitte définitivement le bassin Genevois. Il fait beau. Je m’arrête pour pique-niquer, mais je n’ai pas très faim en marchant. Je veille à boire régulièrement.

 

7 sept Chaumont gite.JPG

La montée est vraiment très raide pour atteindre le gîte municipal de Chaumont, perché tout en haut du village. Je sens le premier gros effort. Les jambes tirent, mon bâton est bien utile. Je suis contente d’arriver et de faire connaissance avec une Suisse-Allemande déjà installée.

 

À soixante-quinze ans elle marche seule depuis cinq ans sur tous les chemins. Elle a déjà fait la partie espagnole et aujourd’hui va jusqu’au Puy-en-Velay.

Nous allons dîner ensemble au restaurant du village qui propose un menu pèlerin bien garni. Nous parlons en anglais de nos vies comme si nous nous connaissions. Nous savons toutes les deux que ce temps en commun est de courte durée si bien que nous allons de suite à l’essentiel.

Dès le réveil je sens les premières courbatures aux mollets. Impossible de déplier les jambes complètement. Pendant trois jours je me masse trois fois par jour avec du baume du Tigre et mon huile de massage. En marchant, j’ai toujours des amandes et des fruits secs dans ma poche. J’en mange surtout le matin car c’est souvent la plus longue étape jusqu’à la pause vers 13 heures.

6 sept.JPG

 

 

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