11/03/2016

Saint Jacques le Majeur

Quelques mots sur l’histoire de saint Jacques le Majeur,

Apôtre du Christ, frère de saint Jean l’Evangéliste (44)


 

Apôtre du Christ, frère de saint Jean l’Evangéliste (44)Saint Jacques le Majeur était fils de Zébédée et frère de saint Jean. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d'André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit : "Suivez-moi". Ils le suivirent.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est né de la découverte vers l'an 800 du sépulcre de Saint-Jacques, grand martyr de la Chrétienté. Il aurait eu pour mission de prêcher la parole du Christ dans la péninsule Ibérique. Rentré en Palestine, il est décapité sous l'ordre du roi juif Hérode Agrippa, son corps livré en pâture aux chiens. Sa dépouille est recueillie par ses compagnons et portée dans une embarcation. Guidé par un ange, l'esquif franchit Gibraltar, puis s'échoue plus tard sur les côtes de Galice.

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Statue de St Jacques dans la cathédrale du Puy en Velay

Vers 800, l'ermite Pelagius reçoit en rêve le lieu du tombeau de Saint-Jacques. Une étoile le guide alors vers un champ où se trouve la sépulture. C'est le champ de l'étoile, le "campus stellae" qui donnera Compostelle. La nouvelle connue, le Roi Alphonse II fait alors ériger une église car très vite arrivent les pèlerins.

Les Grands de l'époque ne restent pas indifférents au nouveau lieu. Après l'évêque du Puy-en-Velay, Godescalac, c'est au tour de Raymond II, Comte du Rouergue, de prendre la route vers Compostelle. Mais il est tué par les Sarrasins.

Ceux-ci s'emparent du sanctuaire en 997 ; il est vite repris par les chrétiens. Compostelle devient un symbole de la Reconquista, cette lutte multiséculaire pour arracher l'Espagne à l'Islam. Saint Jacques prend le surnom de "matamore", le tueur de Maures.

Autant que les Croisades, Compostelle attire de preux chevaliers venus guerroyer contre l'infidèle et obtenir ainsi le pardon de leurs fautes. Durant le Moyen Âge le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle comptait parmi les trois grands pèlerinages que tout bon chrétien se devait d'effectuer. Il y avait Rome et le recueillement sur les tombeaux de Pierre et Paul, Jérusalem et le Saint-Sépulcre, et à l'extrême ouest européen est apparu Compostelle.

La période allant du XIe au XIVe siècle marque alors l'âge d'or du pèlerinage. Certaines sources donnent des chiffres de cinq cent mille pèlerins par an. Il devient d'autant plus fréquenté qu'en dépit des croisades les portes de Jérusalem se ferment définitivement au milieu du XIIIe siècle avec sa prise par les Turcs.

De toute l'Europe, les "Jacquets" tracent leurs routes -quatre voies principales- sur lesquelles se met en place, souvent sous l'impulsion des grandes abbayes, un système d'aide aux pèlerins avec hospices, chapelles, étapes. Cependant, le pèlerinage demeure une épreuve. Aux intempéries succèdent les brigands, bien heureux de profiter de l'aubaine en détroussant ces braves gens lors de péages imaginaires, quand ce n'est pas simplement pour les laisser pour morts.

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Mais au terme de leur périple, ayant parfois traversé l'Europe, échangé avec d'autres, souffert, connu la solitude et les défis de l'inconnu, le pèlerin se voit remettre sa coquille, signe qu’il est un homme nouveau qui rentre au pays.

La Guerre de Cent ans en France ralentit le flot. La Réforme et son opposition aux reliques et enfin, le nationalisme des grands royaumes, achèvent de le tarir. Le pèlerinage de Saint-Jacques ne reprendra finalement qu'au XXe siècle.

En ce début de millénaire, l'engouement semble réel. Hommes et femmes de toutes générations vivent cette expérience. Seules les motivations ont évolué depuis le Moyen Âge.

(source http://www.aveyron.com)

 

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