01/05/2016

Nouveau départ

Je m'apprête à partir de nouveau sur le Chemin de Compostelle.
C'est toujours au mois de Mai que jeP1020291 - Copy.JPG reprends la marche pour me rapprocher un peu plus de Santiago. J'y pense de temps à autre pendant l'hiver comme un projet lointain à remettre en route une fois que la neige aura cessée, que le printemps sera là, une fois qu'il fera moins froid et que les beaux jours reviendront. Pour autant en ces mois d'hiver, les réunions bi-mensuelles de l'Association sont toujours aussi bondées de candidats potentiels au Chemin. Ils viennent se renseigner, se rassurer, écouter les témoignages, mettre des mots sur leur envie, leur rêve. C'est motivant et cela entretient la flamme.


A ce moment de l'année, cela reste encore un projet flou et soumis à bon nombre de conditions. Le temps, l'envie, l'effort physique que cela demande, toute l'organisation à prévoir et surtout la logistique pour repartir du point d'arrivée de l'année passée, soit Figeac dans le Lot. C'est de plus en plus loin et compliqué de trouver la meilleure solution et la moins couteuse pour rejoindre le GR. Train, avion, finalement cette année c'est le covoiturage qui l'emporte avec un peu de train.

Arrive le moment au bureau, vers février mars, ou nous parlons des congés envisagés par chacun pour les mois à venir. Là je ne peux manquer le coche. Alors que nous sommes encore sous le neige et dans le froid, je me projette quelques mois plus loin. J'étudie  frénétiquement le calendrier à la recherche de la meilleure combinaison avec les jours fériés afin de bloquer le plus de temps possible. Enfin les dates sont marquées en jaune dans mon agenda. Je peux laisser retomber la pression pour terminer l'hiver tranquillement et continuer ma préparation dans la tête.

Il m'arrive souvent d'aller me promener sur les hauteurs de Colony avec la vue sur le Lac. A intervalle régulier, surgit du sommet des arbres, un avion en phase de décollage depuis l'aéroport de Genève. Il n'est pas possible de voir la piste mais l'avion déjà en plein élan, le nez pointé vers le ciel, qui s'arrache à pleine puissance du sol vers les airs. Je suis toujours sidérée en voyant cette scène, d'imaginer l'accélération nécessaire (250 km/h environ) pour arracher de terre le poids de l'avion et l'amener à une stabilité aérienne.

Pour moi, cette scène est comparable à l'élan qui m'est nécessaire pour reprendre la route, pour  m'arracher du quotidien. Pourtant ce n'est pas la première fois que je pars, je sais très bien ce que je vais y trouver et suis certaine d'être bien. Il me faut cependant ce temps de préparation, de roulage, de prise d'élan ou il est encore possible de tout arrêter et puis l'accélération finale permettant le déséquilibre pour passer d'un état à un autre, du quotidien bien rôdé à une expérience totalement autre. Car le chemin, ce n'est pas partir un pension complète dans un bel hôtel réservé à l'avance. Au contraire,rien n'est figé, tout est possible à chaque instant. 

A 4 jours du départ les préparatifs sont terminés, le sac est prêt. Tout a été pesé et réfléchit: vêtements de jour, de nuit, une petite pharmacie, fruits secs, eau, vêtements de pluie, guides, tout cela pour 7.5 kg. J'ai choisi  de ne pas emmener de tablette et préfère plutôt miser sur les rencontres pour emprunter un ordinateur de temps à autre afin de poster quelques nouvelles au gré des opportunités.

 

22:56 Publié dans Air du temps, Compostelle | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

Commentaires

Bonne route pour cette nouvelle étape du voyage!

Écrit par : hommelibre | 02/05/2016

Bon chemin Patricia , bon courage et merci pour les infos

Écrit par : Martine | 07/05/2016

Les commentaires sont fermés.